COMMUNIQUE DE PRESSE N° 22/2010

Arrestations et détentions illégales autour de l’affaire des insurgés Enyele

ASDHO

Mardi 17 août 2010, par ASADHO // Communiqués de presse 2010

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, est vivement préoccupée par la série d’arrestations et de détentions illégales de vingt personnes détenues actuellement au Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa(CPRK) en rapport avec l’affaire des insurgés Enyele.
En effet, arrêtées en des différents lieux (Kinshasa, Mbandaka, Gemena, Bobito, Liranga, Mobenzono, Mokusi, Dongo et Bwamanda) et détenues depuis plusieurs mois, ces 20 personnes n’ont jamais été présentées devant un magistrat ni pour être entendues ni pour la vérification de la régularité de leur détention. Il s’agit des personnes dont les noms et dates d’arrestation sont repris dans le tableau ci-après :

 

Noms et Postnoms

Date d’arrestation

Lieu d’arrestation

Sexe

1

MUMBONZA Luvondo

30/12/2009

Bozene

M

2

NZIMA NYAI NONO

15/11/2009

Bwamanda

M

3

ETANDA MBALA

2/11/2009

Dongo

M

4

NAGENEGO Nyangbaka

5/11/2009

Mokusi

M

5

GALEKWA YOWA

04/11/2009

Bobito

M

6

ASOMBONGO YEMBO

07/11/2009

Mobenzeno

M

7

ALI IDI ADOLPHE

07/11/2009

Likanga

M

8

SIDO DONGO

10/11/2009

Gemena

M

9

ASERO ASELME

12/02/2010

Kinshasa

M

10

EMALA BAMBI

12/02/2010

Kinshasa

M

11

DOTIANE BALEKWA

15/01/2010

Bobito

M

12

THOMAS MOLE

12/02/2010

Kinshasa

M

13

SIAMO CALVIN

12/02/2010

Kinshasa

M

14

KOMBOKOTE Alphonsine

25/02/2010

Gemena

F

15

BABANGU BAMBU

15/02/2010

Kinshasa

M

16

BOKWELA ADRIEN

17/04/2010

Mbandaka

M

17

EWALIYA MATAKA

17/04/2010

Mbandaka

M

18

MATAKA ZENGE

17/04/2010

Mbandaka

M

19

THOMAS MBONGO

17/04/2010

Mbandaka

M

20

BOKUKA JEAN

17/04/2010

Kinshasa

M

 
L’ASADHO relève en outre que toutes ces personnes ont été arrêtées sans connaître les motifs de leur arrestation et la plupart d’entre elles ont été arrachées de leur juge naturel (voir tableau). Ce qui constitue une violation flagrante des articles 18 et 19 de la constitution qui disposent d’une part que « Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce, dans la langue qu’elle comprend. Elle doit être immédiatement informée de ses droits… » et que « Nul ne peut être ni soustrait ni distrait contre son gré du juge que la loi lui assigne. Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue dans un délai raisonnable par le juge compétent » d’autre part.
 
Compte tenu de la violation des dispositions constitutionnelles indiquées ci-dessus, la libération pure et simple de ces personnes s’impose.

 

 
Vu ce qui précède, l’ASADHO recommande :
 
Ø Au Procureur Général de la République :
 
- De constater que la détention de ces personnes ne répond plus aux exigences de la loi et de faire ordonner leur libération pure et simple.
 
-  De faire poursuivre disciplinairement et judiciairement toutes les personnes impliquées dans la détention irrégulière de ces personnes.
 
Ø Aux victimes
 
- De porter plainte contre les auteurs de violation de leurs droits fondamentaux.
 
 
 
 
  Fait à Kinshasa, le 17 août 2010
 
 ASADHO
 
 
Pour toute information, contactez :
Maître Jean Claude KATENDE : Président National
Téléphone (00243) 811 729 908
Maître Georges KAPIAMBA : Vice Président National
Téléphone (00243) 814043641
 
 
 
« Floribert CHEBEYA n’est pas mort pour rien, poursuivons le combat pour les Droits de l’Homme ».
 

 

 

 

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